BIO

LE PHOTOGRAPHE

« Un itinéraire photographique tous azimuts vers l’humain. » 

UNE ÉCOLE, UN ÂGE D'OR

Pascal Bignolais s’est formé à l’École nationale Louis-Lumière au temps de l’argentique — celui où l’on apprenait la lumière avant l’écran, et où une image se pensait avant de se déclencher. Il a ensuite accompagné toute la mutation numérique de la communication visuelle, sans jamais troquer cette discipline du regard contre la facilité du volume.
C’est de là que vient sa manière de travailler : peu d’images, mais justes.

UNE FILIATION

Sa rencontre avec la photographie d’art n’a rien d’un hasard de parcours. Le travail régulier qu’il mène depuis des années pour des galeries et des plasticiens prolonge une proximité ancienne avec la sculpture de son oncle Gérard Bignolais, dont l’œuvre était consacrée au vécu du corps humain. Photographier une œuvre, quand on a grandi près de celui qui la fabrique, ce n’est plus documenter : c’est restituer. Cette exigence-là, il l’applique aujourd’hui aussi bien à une céramique qu’à un visage.

LA SCÈNE

Étudiant en sciences naturelles, il découvre la photographie de spectacle au Printemps de Bourges. Ce qui devait être une parenthèse devient une pratique : du Printemps de Bourges au Festival d’Avignon, du rock au jazz, de la danse au théâtre.
Aujourd’hui éloigné de la presse, il préfère travailler directement avec les compagnies et les productions. Il a suivi la Compagnie Black Blanc Beur et la chorégraphe Christine Coudun — les chorégraphies Inside et Paradoxe, puis les trente ans de la compagnie. Ce travail a donné l’exposition Scènes Images, présentée avec l’APSI. 

Il a photographié Catherinne Lara, Léo Ferré…

MADAGASCAR

En 2006, il fonde Baobab Expé et part quatre ans sur la grande île. Quatre années à photographier une nature et des habitants, et à conduire des circuits de trek, de VTT et de paramoteur. C’est là que se forge sa méthode : partir léger, rester longtemps, s’adapter au terrain plutôt que d’exiger qu’il s’adapte à vous. Le paramoteur, le véhicule tout-terrain équipé en autonomie, le studio qui tient dans un coffre — tout ce qui fait aujourd’hui le Studio Nomade vient de ces quatre années.

LE STUDIO NOMADE - LE MATÉRIEL

De retour en France, il installe sa base à Guyancourt, au cœur de Saint-Quentin-en-Yvelines, et transforme cette expérience en méthode de travail : le studio ne vous attend pas, il vient à vous.
Dans vos locaux, dans un atelier d’artiste, chez vous. En journée ou en soirée, en semaine ou le week-end. Un véhicule tout-terrain — roulant à l’huile végétale d’origine locale, équipé pour le reportage itinérant en autonomie — permet d’atteindre les sites que la route abandonne, de photographier depuis la galerie, ou de faire décoller le paramoteur.
Studio Nomade nomadise d’activité en activité : de l’entreprise à l’atelier, de la scène au domicile.

Le studio ne vous attend pas : il vient à vous. Éclairage, fonds et savoir-faire s’installent sur site, en journée comme en soirée. Pour le reportage itinérant, un véhicule tout-terrain roulant à l’huile végétale d’origine locale, équipé en autonomie (navigation, énergie, eau, couchage), permet d’atteindre les terrains les plus difficiles — et de photographier depuis la galerie ou de faire décoller le paramoteur.

UN REGARD SUR SON TERRITOIRE

Vivre à Saint-Quentin-en-Yvelines s’est traduit par un travail d’auteur au long cours, exposé à plusieurs reprises. Bouilles & looks de Saint-Quentin-en-Yvelines — une galerie de portraits en argentique noir et blanc, format 6×7, tous réalisés à la même optique 150 mm. Une contrainte assumée : une seule focale, une seule distance, et ce que chaque visage en fait. Sa légende : un antidote à la xénophobie. Nos enfants à l’école — commande de la ville pour un festival d’histoire, photographiée dans toutes les écoles de la commune, en argentique noir et blanc, dans le plus pur esprit du reportage. Minois des Garennes — une galerie de portraits d’enfants du quartier. Scènes Images — le prolongement de son travail de spectacle vivant, avec l’APSI.

ET PUIS LES BÉBÉS

Il y a enfin une part de son métier dont il parle peu et qui dit beaucoup. En dépannant des familles dont un proche ne pouvait se rendre en studio, il a mesuré ce que certaines situations pouvaient avoir d’insoluble. Il a donc décidé de faire venir le studio et l’imprimante à domicile, pour réaliser des photos d’identité aux normes — bébés, personnes âgées, personnes invalides ou accidentées.

Ce que ses clients en retiennent tient rarement à la technique : la patience avec un enfant, l’attention portée aux parents, et cette habitude d’envoyer sans rien demander les portraits de famille pris en attendant la bonne image pour le passeport. 

C’est peut-être là que tout se rejoint. La même précision au service d’une œuvre d’art, d’un siège social ou d’un visage de six mois.